Enquête : investigations spirites sur des faits non élucidés

Vérone et Nathaly Bloch - Médiums en ''Quête''

 

mystereDes secrets de famille, des disparitions d'êtres chers vers l'Au-delà pèsent parfois sur notre destin.

Films, romans, études abondent sur ce thème. Pourtant, même si les langues se délient, la question demeure : que s'est-il passé ?

Nos enquêtes peuvent apporter des réponses...

CHAPITRE 1 :

La demande initiale du consultant :

Catherine a sollicité notre aide afin de mieux comprendre le secret de sa mère qui, toute sa vie, a caché la photo de son amoureux dans un livre de messe. Une photo qu’elle avait, d'ailleurs, détruite quelques mois avant son décès. La mère de Catherine est morte à l'âge de 87 ans.

Les éléments connus :

En 1945, lors du débarquement, Marie-Paule (la mère de Catherine) est amoureuse de Franck, un GI. Après son séjour en France, le soldat, un jeune noir américain de Denver, veut la ramener dans son pays, mais Marie-Paule est mariée et les droits des femmes sont encore bien minces à cette époque.

Il regagne alors seul les Etats-Unis, accablé de chagrin et décède, six ans après, dans des circonstances étranges. Catherine est adoptée par Marie-Paule et son mari, Jacques, peu de temps après. Une adoption qui soulève des interrogations. Mais voilà : personne n'a jamais rien révélé de cette histoire. Et aujourd'hui Catherine veut savoir.

Notre travail médiumnique :

Nous avons d'abord retracé la rencontre de Franck et de Marie-Paule. Nous avions peu d’éléments sur Franck : son prénom et son nom, la date approximative de sa naissance et de son décès ainsi qu' une boîte de peinture métallique achetée dans le Colorado en 1952; un cadeau offert à Catherine pour ses six ans. Nous savions que cela ne serait pas facile. Nous disposons les bougies de manière à créer une intimité dans la demi-obscurité. La boîte de peinture est posée sur la table, nous nous imprégnons de son énergie .

Nathaly va immédiatement percevoir des images et des odeurs alors que moi je vais ressentir l’énergie de la personne à des instants bien précis, comme si elle vivait à travers moi. nous nous complétons dans les démarches.

Nathaly parle immédiatement d’une route, voit de l’eau et des roseaux. Moi, j'ai l'image de Franck, le jour où il a acheté la boîte de peinture : un petit magasin, un rayon de soleil à l’intérieur de la boutique, et du bois dans la pièce; elle suit la main de Franck qui caresse la boîte, l’ouvre et la referme.

« Je perçois les énergies et l’espoir qu’il met dans ce cadeau destiné à la petite fille » précise Nathaly qui ressent aussi son espoir de la retrouver lorsqu'il fait cet achat. Nous nous interrogeons : personne, pas même l’intéressée, n’a véritablement parlé d’un amour consumé. Alors de quoi s'agit-il ?

Les avancées de l'enquête :

Nathaly visualise le couple et confirme une relation loin d’être platonique; elle est étonnée de la joie de vivre de Marie-Paule et de cette grande liberté qu’elle s’accorde : elle ne se cache pas.

Nous avons la même image de Franck : il est grand. Nathaly est amusée de constater qu'il a les manches toujours trop courtes. Je capte l’image d'un couple : Franck tient le bras de Marie-Paule et baisse la tête pour la regarder; la jeune femme lève la tête à son tour. Pas de doute : il y a bien une différence de taille entre eux.

Les images médiumniques très volatiles nous donnent des petits détails : Nathaly voit la forme du visage et des oreilles du jeune homme, moi je ressens un homme tendre, secret, un peu enfant.

Nous poursuivons, notre enquête mettant cette fois notre énergie sur les circonstances de sa mort.

Nathaly voit une route, des roseaux qu’elle prend soin de dessiner, car ce sont, dit-elle, des roseaux qui se finissent en petite boule. Moi, je vois une voiture décapotable; le véhicule s’écrase contre un arbre; Nathaly ressent la perforation de l'estomac et le sang qui sort de la bouche. Je suis le pied de l'automobiliste, revoit l’instant où en un éclair Franck a appuyé sur l’accélérateur. Est-ce le chagrin ou le renoncement ?

Les mots les plus choisis ne peuvent traduire l’état d’esprit de l'homme lorsqu’il s'avoue que tout est fini. Nathaly prononce un mot : octobre. L'accident s'est produit au mois d’octobre.

Franck est avec nous, on le sent faire de grandes enjambées et nous décidons de communiquer avec les autres acteurs; mais même s’ils sont bien là, ils ne veulent rien délivrer, Nathaly le souligne : « Un défunt est identique dans l'Au-Delà et sur Terre. S’il avait décidé de ne rien révéler de son vivant, il peut très bien être toujours dans cette même disposition aujourd'hui ». C’est ce qu’il s’est passé pour nous ce soir-là : Marie-Paule veillait à ce que chacun se taise et Jacques, son mari, tournait autour.

Conclusions :

Non, sans difficultés, les images que nous avons reçus ont réussi à faire l'assemblage partiel des conditions dans lesquelles Catherine fut adoptée. Quant à moi, j'ai ressenti, chez tous, ce secret bien présent, mais devant lequel chacun était déterminé à ne rien dire : «  Nous avons su qu’ils étaient réunis et que Marie-Paule vivait enfin sa passion interrompue pendant 44 ans avec Franck ».

Le blog de Nathaly Bloch

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CHAPITRE 2 :

La demande initiale du consultant : 

Guillaume nous a sollicité afin de mieux comprendre le décès tragique de sa tante Corinne et les raisons qui l'ont poussée à mettre fin à ses jours. Depuis plus de trente ans, sa famille ne veut ou ne peut pas répondre à ses interrogations.

Les éléments connus :

À l'époque des faits, Corinne avait 26 ans; c'était, une fille épanouie, aimée de tous, qui suivait des cours aux Beaux Arts et partageait sa vie avec Marc. La vie lui souriait et son avenir professionnel était tracé. Un soir d'hiver 1976, Corinne choisit de mettre fin à ses jours dans une maison isolée, située au cœur de l'Oise, où le couple avait décidé de passer le week-end.

Guillaume nous raconte : « J'avais neuf ans quand le drame est arrivé. Mon père, magistrat, a été prévenu dans la nuit. Je ne peux pas vous en dire davantage. Je sais juste qu'il avait beaucoup d'estime pour Marc, sans doute en raison de son métier; Marc était inspecteur de police. On ne m'a jamais rien dit, mais j'ai cru deviner, qu' aux yeux de la famille de ma mère, qui était la sœur aînée de Corinne, Marc avait dû avoir une part de responsabilité morale dans cette affaire. Je garde, moi, un bon souvenir de cet homme et du respect qui existait entre lui et mon père ».

La veille de la séance, je donne à Nathaly Bloch les informations par téléphone. Nathaly parle immédiatement " de la gorge" et le répétera d'ailleurs plusieurs fois au cours de la séance.

Le lendemain, je montre à Nathaly les informations sur Corinne et commence la séance. " Corinne s’est manifestée dès que nous avons parlé d’elle; elle est, d'ailleurs restée jusqu’à la fin. ''J’ai même dit à Nathaly avant même de commencer : "nous sommes trois" nous avons senti rapidement l'énergie de Corinne, très présente et en même temps très gaie''.

Un courant de sympathie s'est vite installé et je crois pouvoir dire que nous l’avons fait rire. Le mot ''enfant'' est venue spontanément; Corinne était adulte, mais avait une âme d'enfant; elle était d'ailleurs proche d'eux".

Sur le moment, je confie à Nathaly : " elle me fait penser à Alice aux Pays des Merveilles". Nathaly répond  : " Mary Poppins également ". Nous perçevons un côté idéaliste chez Corinne. C'est aussi une jeune femme qui rit beaucoup et son rire est communicatif. Je l'ai visualisée en jupe bleue, elle virevoltait sans cesse".

Nathaly ressent une personne à la santé fragile et délicate qui a souvent mal au ventre. " les ovaires " précise-t-elle. Peut-il s'agir d'une fausse couche ? Une jeune femme qui chante, mais crie parfois. Nathaly produit une espèce de râle au cours de la séance : Corinne est-elle sujette à des extinctions de voix ? Et puis Nathaly sent une très forte odeur de café : Corinne en buvait en permanence.

Les avancées de l'enquête :

Lorsque nous nous concentrons sur le moment du décès, nous visualisons ensemble une pièce éclairée par des fenêtres à petits carreaux. Dans cette pièce, elles entrevoient plusieurs meubles : une table ronde, des fauteuils d'époque et une grande armoire en bois sur le pan du mur opposé aux fenêtres.

" Au risque de surprendre, à aucun moment nous l'avons sentie triste et encore moins déprimée ".

Son geste aurait-il alors été préparé plusieurs mois auparavant sans toutefois être planifié sur ce week-end précis ?  La mort est comme recouverte d'un voile de bien-être et de joie, nous ne sentons aucune tristesse. D’ailleurs elle ne montre aucune image de l’acte, ni de son corps. Cependant une phrase nous intrigue : " Ce n’est pas important ; la vie est ailleurs ". Qu'est-ce que cela signifie ?

NDLR : Pour des raisons de discrétion, nous ne pouvons pas restitué la totalité des informations perçues; elles ont été transmises à Guillaume qui les a confirmées.

L'approfondissement des recherches :

D'autres informations arriveront au cours des échanges médiumniques : sans être marquée par un fort sentiment religieux, Corinne laissera entrevoir un intérêt pour l'ésotérisme et la spiritualité. Nous observerons d'ailleurs Corinne dessinant des symboles ésotériques.

La jeune femme fera également référence à une rencontre avec un homme qui lui parle de spiritualité. Confrérie ? secte ? La rencontre aurait eu lieu quelques mois avant le décès. " Quand nous avons évoqué sa relation avec Marc, Corinne s'est montrée discrète, mais a insisté sur sa gentillesse, son sens des valeurs et sur la tendresse qui les unissait ".

Marc était sorti faire une course quand elle a commis l'irréparable. À aucun moment Corinne n'évoquera sa famille ; juste pour prononcer deux noms: " Chantal et Marco ".

Conclusion :

À l'issue de la séance, nous sommes arrivées à la conclusion que la jeune femme avait pu être influencée. La défunte est actuellement dans un univers intermédiaire où elle vit légère ; elle s'est toujours montrée aérienne.

Corinne n'a jamais montré les images du drame lors de la séance, comme si elle avait voulu partir pour un autre monde en parfaite connaissance de cause. Consciente de son geste, il semble néanmoins qu'elle ait été sous l'emprise d'une personne au moment des faits.

Vérone ®

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CHAPITRE 3 :

 

Les éléments connus :

Cette enquête est de loin la plus difficile qui nous ait été confié… Evelyne et Bernard ont perdu leur fille, Solène en janvier 2009. Elle a mis fin à ses jours au lendemain de son anniversaire, elle venait d’avoir 16 ans. Evelyne nous a confié ses derniers écrits, ceux où elle disait au revoir à ses proches, des photos ainsi qu’un objet fétiche qu’elle avait souvent en main. Solène vivait à l’étranger avec ses parents, elle était épanouie, pleine de vie et très jolie… Alors, pourquoi ce geste ?

La séance médiumnique  :

J’avais pris connaissance avant des photos, je savais que cela ne serait pas évident, je ressentais colère et tristesse en m’imprégnant de son énergie. Nathaly a regardé son visage et m’a immédiatement dit : «j’ai les avants bras très froids », puis ce fut une série de clichés et d’impressions que nous avons eu, les voici :

Nous avons eu le ressenti qu’elle avait comme une pierre dans l’estomac. Alors que nous regardons les photos de la veille de son décès, photos prises le jour de son anniversaire, nous sommes persuadées qu’à ce moment, elle n’avait pas programmé son suicide pour le lendemain, elle sait juste que c’est « pour bientôt », on ressent également une appréhension, car il est évident qu’elle y pense depuis un certain temps.

Nathaly prend son objet fétiche dans les mains, une sorte de porte-clefs avec des breloques, sur celui-ci un petit ange en métal, Nathaly me dit que Solène a pour habitude de le mettre dans sa bouche, moi je la vois souvent prendre ce porte-clés et jouait avec dans ses mains, quand elle le pose, c’est toujours à droite, cet objet nous transporte dans son énergie, c’est un petit oiseau, on pourrait presque ressentir les battements de son cœur.

Nous ressentons cette jeune fille solitaire, aimant se promener seule, parfois très enfermée dans sa tête. Nous noterons un côté lunaire chez elle, tantôt euphorique, tantôt dans le désespoir total. Nous ne ressentons pas une histoire d’amour sur elle, d’ailleurs il nous semble qu’il n’y a aucune sexualité chez elle, ce qui peut être logique vu son jeune âge.

Nous la visualisons souvent en pleurs et les images que nous avons d’elle ne la montre que seule. Il y a beaucoup plus une notion de relations amicales pouvant être perturbantes qu’une notion de relations familiales.

Nous notons donc un besoin de solitude, elle cache ses angoisses, mais en même temps il y a un déni face à celles-ci. On la sent souvent bloquer, virtuellement elle ne peut plus avancer, ni reculer, à ces moments-là, son angoisse devient plus forte.

Souvent derrière une apparence euphorique ou heureuse, l’intérieur est très sombre. Nathaly me dit qu’elle a voulu « tester », nous sommes relativement certaines qu’elle croit en une autre vie après la mort (sa maman m’a confié après, certaines lectures qu’elle affectionnait, ce qui ne laisse pas grand doute).« Tester » pour voir la réaction des autres, mais je le répète plus dans le domaine amical que familial, nous avons perçu comme une sorte de stigmatisation sur un abandon amical de deux ou trois personnes. Solène aimait ses parents, et ces derniers n’ont rien à se reprocher.

Nous parlerons ensuite d’un côté presque « borderline », de « test ultime ». Nous avons eu également la notion de « se rater » en passant à l’acte (sa maman m’a expliqué après la séance, qu’aucun ratage ne pouvait être possible, nous n’avons appris qu’ensuite comment elle s’était donné la mort). Je pense que nous avons capté cela car pendant les quelques instants qui l’ont suspendu entre deux mondes, nous avons eu les mots «ratages» et «regrets».

Les conclusions :

Le choc violent du décès ne nous a pas été montré, simplement ce poids énorme dans l’estomac, puis plus rien. Aucune douleur. Un acte d’adolescent, une vie qui bascule pour un « chiche » / « pas chiche »… Aucune incitation sectaire ou autre, simplement une jeune fille ultra sensible qui souvent partait loin dans sa tête explorer des zones sombres, elle n’a pas trouvé le chemin de retour ce jour-là. Elle est restée dans son monde, a écrit des lettres et s’est quelque sorte auto-envouté. Personne, je dis bien, personne n’aurait pu envisager ce dessein, le déclic s’est fait en un instant comme il aurait pu ne jamais put se faire.

Je connais très bien les romans que lisait Solène, car j’aime beaucoup l’auteur, dont je tairai le nom par discrétion, il faut savoir toutefois que sa vie s’est terminée dans les mêmes conditions que l’héroïne de son dernier roman, pourtant sortie en librairie plus de six mois après son départ… Nous plaçons cette jeune fille dans la Lumière afin qu’elle puisse se réaliser sur le plan où elle se trouve et nous envoyons à sa famille tout notre Amour.